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14.04.2007
François Bayrou talonne Ségolène Royal au 1er tour, selon CSA
PARIS (Reuters) - A huit jours du premier tour de l'élection présidentielle, François Bayrou talonne Ségolène Royal (23%) avec 21% des intentions de vote, tandis que Nicolas Sarkozy reste favori à 26%, selon un sondage CSA à paraître dans Le Parisien-Dimanche.
L'enquête a été réalisée par téléphone les 11 et 12 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 918 personnes âgées de 18 ans et plus.
Le candidat de l'UDF progresse de deux points par rapport au sondage des 10 et 11 avril alors que le candidat de l'UMP et sa rivale socialiste perdent respectivement un et deux points.
Le candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, reste stable à 15%.
Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), reste en tête de la gauche de la gauche avec 4% (+0,5%) devant la candidate communiste Marie-George Buffet avec 2,5% (+0,5%). La candidate de Lutte ouvrière Arlette Laguiller est créditée de 2% comme Frédéric Nihous (CPNT), José Bové et Philippe de Villiers de 1,5%, Dominique Voynet de 1% et Gérard Schivardi de 0,5%.
Aujourd'hui, la moitié des électeurs potentiels de François Bayrou provient des rangs de la gauche: Quand Ségolène baisse, Bayrou monte.
5 ans après le 21 Avril 2002, les électeurs de gauche semblent en mesure de refaire la même tragique erreur: permettre la sélection de deux candidats de droite au 2ème tour. Et cette fois-ci, non pas en éparpillant leurs suffrages sur les différents candidats de gauche, mais en votant directement pour un deuxième candidat de droite.
Pour éclairer le choix des électeurs de gauche qui s'appretent à voter Bayrou, je recommande la lecture de ce point de vue d'un journaliste italien de gauche sur la situation actuelle.
Dans cette campagne électorale, une chose m'a étonné : les résistances que Ségolène Royal a provoquées à gauche, jusque dans le camp même des socialistes. Combien de fois m'est-il arrivé d'entendre des sympathisants du PS confesser avec irritation que plutôt que Ségolène, son «ordre juste» ou son «drapeau tricolore», ils voteraient Bayrou ou Besancenot, ou, pour les plus réalistes, qu'ils seraient à l'extrême rigueur disposés à voter pour elle, mais en se pinçant le nez.
En Italie, nous savons ce que veut dire se pincer le nez. Et nous savons aussi que, si ce n'est pas la gauche qui parle au peuple, c'est la droite qui s'en charge, ou, pire encore, l'extrême droite.
En 1994, quand Silvio Berlusconi fait son entrée sur le terrain, nombreux sont ceux qui se moquent de son populisme et ne se rendent pas compte que, en s'adressant directement aux gens par le biais de son empire médiatique et par sa volonté d'apparaître comme un homme du peuple , il Cavaliere est en train de transformer les règles du jeu politique. Et la gauche, immobile, perdue, se fit dérober le vote populaire.
Plutôt que de faire leur autocritique et de se demander pourquoi ceux qui devraient constituer leur électorat naturel s'étaient laissé séduire par les sirènes berlusconiennes, d'aucuns parmi les progressistes avancèrent carrément l'idée que la faute était celle des Italiens, génétiquement de droite. En réalité, l'offre politique de la gauche ne répondait plus aux attentes quotidiennes de ce peuple, qui, considérablement appauvri après cinq années de gouvernement de droite, continue à croire au Cavaliere.
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Commentaires
Ah oui? Sarkozy disparait miraculeusement, Le Pen n'a jamais existé (comme en 2002...)...Et madame la première secrétaire redevient crédible...
Toujours aussi sérieux les sondages CSA!
Ecrit par : Emmanuel Rousselet | 15.04.2007

