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09.02.2007

52% des internautes jugent que Ségolène Royal est victime d'attaques personnelles

Le chœur de critique qui s'est abattu sur Ségolène Royal suite à ses propos sur le Québec ou la Corse a-t-il été contre-productif ? Aux yeux des internautes qui se sont exprimés*, cela a eu pour effet de la transformer en victime, éveillant dès lors potentiellement davantage de sympathie que d'hostilité. A l'heure où Ségolène Royal tente de reprendre la main en lançant, depuis Villepinte, la deuxième séquence de sa campagne, la vision qu'en ont les internautes continuent de porter l'empreinte des attaques dont elle a été l'objet. Ils jugent, à 62%, la candidate socialiste " sur la défensive ". A comparer avec l'impression donnée par Nicolas Sarkozy d'une campagne " offensive " (60%). Les rôles sont ainsi bien répartis : aux yeux du public, c'est Nicolas Sarkozy qui distille les attaques personnelles (45%) et Ségolène Royal qui en est la victime (52%).

La victimisation d'un candidat peut avoir des effets importants dans une campagne. Si elle a l'impression d'une attaque injustifiée, l'opinion peut se sentir en sympathie avec le candidat stigmatisé et rejeter le camp d'où partent les (mauvais) coups. A ce titre, la " war room " constituée par l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy pour épier et pilonner les faux pas de la candidate socialiste fait craindre des dérives à l'américaine : 52% estiment que sa création est " une mauvaise chose ", qui rabaisse le débat, contre 38% qui estiment que c'est " une bonne chose ".

Mais pour que Ségolène Royal recueille les bénéfices de la posture victimaire, encore faudrait-il qu'elle soit porteuse de vraies propositions. Or, pour l'instant, elle semble concentrer sa campagne davantage sur la critique des propositions de ses adversaires que sur la présentation de son propre programme. A ce titre, 54% des internautes estiment qu'elle ne contribue pas à la qualité du débat. Interrogés avant son discours-programme du 11 février, il faudra voir si par la suite les internautes ont été convaincus du contraire.

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Commentaires

A la moindre baisse de Ségolène Royal dans les sondages, les média nationaux se demandent insidieusement si elle va tenir. Car ce qu’à fait la presse people, l’autre presse est prête à le défaire. Ca va être dur pour Ségolène. Evidemment un désintérêt de l’opinion envers Ségolène rendrait plus facile la victoire annoncée de Nicolas Sarkozy. Dès lors plus besoin de voter nécessairement Sarkozy pour faire barrage à la gauche. Dès lors on peut sans risque voter pour Philippe De Villiers. Comprenant à leur tour tout le parti, sans jeu de mot, à tirer de cette situation nouvelle, Taubira, Chevènement, et même Jospin, annoncent leur candidature, et obtiennent en quelques jours les parrainages nécessaires. Le premier tour voit Philippe De Villiers arriver en tête.
Bien sur il s’agit d’une pure fiction. Toute ressemblance avec une situation ayant déjà existée est fortuite bien que nous ayons conservé les noms de certains protagonistes.

La réalité dépasse la fiction, dit le dicton. Un humoriste imitateur téléphone à la candidate officielle du parti socialiste en se faisant passer pour un important homme politique étranger. Aussitôt la candidate officielle du parti socialiste se laisse aller à des confidences sans prendre la précaution élémentaire de faire vérifier l’identité de son interlocuteur. Il ne fait pas bon confier un secret à cette candidate officielle du parti socialiste là !

Ecrit par : soutien | 09.02.2007