« 45% des SDF ont l'intention de voter aux présidentielles, selon un sondage | Page d'accueil | Cevipof : Ségoléne Royal conforte son potentiel électoral »

15.11.2006

le nom du candidat du PS qui sera désigné dans les prochains jours influe fortement sur l’intensité du risque « le Pen au 2ème tour ».

Analyse du risque « Le Pen au 2nd tour en Mai 2007 »

Cette analyse porte sur le sondage CSA-Marianne réalisé le 8 novembre 2006 sur les intentions  de vote au premier tour de l’élection présidentielle du 22 Avril 2002.
Les résultats sont publiés par le journal Le Monde

Statistiquement, pour un sondage effectué sur 1007 personnes, la marge d’erreur est d’environ 3 points.

Par exemple, si un candidat obtient un score de 15% dans le sondage, cela veut dire qu’il y a 95% de chances pour que son score soit entre 12% et 18% si le vote avait lieu le jour du sondage.Le sondeur a testé les intentions de votre du deuxième tour selon 3 hypothèses : la première hypothèse est que Mme Royal soit la candidate du PS, la deuxième M. Fabius et la troisième M. Strauss-Kahn.

Dans les 3 hypothèses, M. Sarkozy est le seul candidat de l’UMP.

Dans les 3 cas, M. Sarkozy arrive en tête. Cependant l’écart n’est pas significatif face à Mme Royal (30% contre 29%), mais il l’est nettement face à M. Strauss-Kahn (32% contre 22%), et M. Fabius (34% contre 16%).Quant à M. le Pen, il est à 15% si Mme Royal est candidate. C'est-à-dire que dans ce cas, son score se situe entre 12% et 18%, alors que celui de Mme Royal se situe entre 26% et 32%. L’écart est donc suffisamment grand pour écarter l’hypothèse que M. le Pen puisse devancer Mme Royal.

Face à M. Strauss-Kahn, M. Le Pen serait à 16%, c’est-à-dire entre 13% et 19%, tandis que M. Strauss-Kahn serait entre 19% et 25%. Il y a donc une incertitude.

De plus, JP Chevènement, qui n’apparaît pas dans ce sondage, serait probablement candidat si DSK était désigné par le PS, ce qui pourrait coûter quelques points à DSK. De même DSK serait  fragilisé face à une candidature écologiste indépendante, type Nicolas Hulot, car DSK a peu développé ce thème jusqu’à maintenant.

On ne peut pas écarter non plus que M. le Pen fasse un meilleur score prévu par les sondages, notamment si M. de Villiers n’obtient pas les 500 signatures.D‘où un risque significatif de voir M. le Pen dépasser le candidat PS dans le cas où DSK serait désigné.Face à M Fabius, M le Pen serait à 15% (entre 12% et 18%) et M. Fabius à 16% (entre 13% et 19%). D’où là aussi un risque significatif de voir M. le Pen dépasser le candidat PS existe dans le cas où M. Fabius serait désigné.

A 5 mois de l’élection, les sondages ont certes peu de valeur prédictive, mais ils permettent au moins d’évaluer le risque de voir à M. le Pen au 2ème tour, risque d’autant plus plausible qu’il s’est réalisé en 2002 et que les conditions économiques et sociales (insécurité, baisse du pouvoir d’achat, faible croissance, accélération de la désindustrialisation des petites villes de province, affairisme au plus haut de l’Etat) sont encore plus favorables au vote d’extrême-droite qu’il y a 5 ans.


Cette analyse montre ainsi que le nom du candidat du PS qui sera désigné dans les prochains jours influe fortement sur l’intensité du risque « le Pen au 2ème tour ».

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Commentaires

Croire à des sondages ! Quelle bonne blague !!!

Ecrit par : Ste | 16.11.2006