« Cevipof : 46% des Français jugent probable qu'ils puissent voter pour Ségolène Royal au 1er tour | Page d'accueil | 45% des SDF ont l'intention de voter aux présidentielles, selon un sondage »

15.11.2006

Bilan des débats d'investiture du PS

Pour l’opinion, il existe d’ores et déjà un vainqueur, qui n’est ni Laurent Fabius, ni Dominique Strauss-Kahn, ni Ségolène Royal : c’est le Parti socialiste. Alors que les adhérents du PS voteront le jeudi 16 novembre pour désigner leur candidat à la présidentielle, l’institut LH2 pour libération a dressé un bilan de la séquence des six « débats » entre les prétendants, et a recueilli les perceptions de l’opinion sur l’ensemble dela procédure engagée par le PS.

Les enseignements sont éloquents : le principe de la démarche de désignation engagée par le PS (débats + vote) est massivement apprécié ; et par ailleurs, du point de vue de l’opinion, il n’est pas permis de dire que le PS aura sacrifié sa candidate la mieux placée en vue de laprésidentielle.Le succès d’une procédure de désignation. Une large majorité de Français (63 %) pensent que l’UMP devrait s’inspirer du Parti socialiste pour désigner son candidat à la présidentielle; et les sympathisants UMP eux-mêmes le pensent massivement (à 68 %). Ces résultats signent à la fois le crédit obtenu par la démarche engagée par le PS, et, en creux, la moindre légitimité d’une candidature Sarkozy qui n’aurait pas subi l’épreuve d’une compétition interne organisée.

Qui plus est, la séquence des six débats internes aura au moins eu pour vocation de rendre manifestes les différences de fond entre les trois compétiteurs socialistes : 66 % des sympathisants socialistes, et 56 % des Français, pensent qu’il existe des différences significatives, sur le fond, entre Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Enfin, le vote interne au PS suscite un large intérêt auprès des Français a priori les plus concernés : 77 % des sympathisants socialistes, et 56 % des sympathisants de gauche se déclarent intéressés par cette consultation, même si ce score ne se situe qu’à 43 % auprès des Français dans leur ensemble.

L’image de Ségolène Royal a résisté à l’épreuve des débats. L’une des critiques adressées à la campagne interne au PS était de risquer de sacrifier, sur l’autel de la série de débats, l’image de la candidate la mieux placée dans les enquêtes d’opinion en vue de 2007. Aux yeux de ses détracteurs, le crédit accordé à Ségolène Royal risquait d’être laminé pour le manque de fond dénoncé des interventions de la candidate, et pour son inscription dans les jeux internes au PS, laquelle contreviendrait à son image d’autonomie. Or aujourd’hui, sur tous les traits d’image considérés, Ségolène Royal conserve une avance significative par rapport à ses compétiteurs dans l’électorat de gauche.

medium_credibilite.jpg

 

 

Sondage réalisé par l’institut LH2 pour Libération jeudi 9 et vendredi 10 novembre 2006 par téléphone.

Échantillon de 1010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://segoloscope.blogspirit.com/trackback/1076927