« IPSOS : Ségolène Royal ddistance ses camarades socialistes en termes de potentiel électoral | Page d'accueil | TNS-Sofres/Le Figaro: 58% des Français souhaitent que Ségolène Royal soit candidate à la prochaine élection présidentielle »

18.02.2006

Le Figaro : C'est phénoménal : le «désir» de Ségolène atteint des sommets.

Notre sondage TNS Sofres-Le Figaro Magazine-France 5 la place en championne de la gauche, loin devant Jospin. De son côté, Sarkozy distance tout le monde.

C'est phénoménal : le «désir» de Ségolène atteint des sommets. Le nombre de Français souhaitant qu'elle soit candidate dépasse désormais celui de ceux qui veulent que ce soit Nicolas Sarkozy. Et en termes d'intentions de vote, sa performance est encore plus spectaculaire : malgré l'introduction de Lionel Jospin dans la liste des choix offerts aux électeurs, madame Royal grimpe de 6 points par rapport à la précédente enquête TNS Sofres pour Le Figaro Magazine. Avec un score de 19%, elle se situe très au-dessus du lot de ses concurrents de gauche, le plus proche - Lionel Jospin, avec 8% - étant loin derrière elle.


Face à elle, dans l'autre camp, le président de l'UMP continue de trôner. (...) Le duel Sarkozy-Royal est devenu, au moins aujourd'hui, le casting idéal voulu par les Français.


C'est à gauche que la présidente de la Région Poitou-Charentes réalise ses plus forts gains d'intentions de vote : elle progresse de 9 points dans son camp, seulement de 1 point à droite. Le phénomène Royal n'est donc pas alimenté par des électeurs qui ne seraient pas au rendez-vous le jour fatidique.


Elément représentatif de l'air du temps, les citoyens «sans préférence partisane» se ruent aussi chez l'ancienne ministre : + 12% ! Elle séduit spécialement les 25-34 ans (+ 11), les inactifs (+ 12), les chômeurs (+ 10). Parmi ceux qui souhaitent qu'elle soit candidate, les catégories les plus attirées ce mois-ci sont les hommes (+ 11), les jeunes (+ 13), les employés (+ 24).

Mais elle progresse partout, raflant la mise également en termes qualitatifs. Comparée aux autres présidentiables de gauche, elle écrase ses concurrents sur tous les items (courageuse, proche, moderne...) sauf Lionel Jospin, seul, parfois, à paraître posséder mieux qu'elle, aux yeux des Français de gauche comme de droite, une stature de président de la République et la capacité de faire face à une crise internationale. Les électeurs de gauche accordent deux autres supériorités à Jospin : il aurait des convictions plus fortes et saurait mieux prendre des décisions difficiles. Pour le reste, c'est un plébiscite.

Ségolène Royal en puissance émergente