04.05.2007
Sarkozy reste favori dans les sondages après le débat télévisé
(AFP) Nicolas Sarkozy (UMP) reste favori pour l'emporter dimanche contre Ségolène Royal (PS), au lendemain d'un débat qui n'a pas bouleversé le rapport de forces politique, selon les sondeurs.
08:12 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2007
Vers un nouveau record de participation au second tour?
Après une participation record au premier tour, les électeurs feront-ils mentir la règle selon laquelle ils se déplacent toujours plus nombreux au second tour d'une présidentielle? A quelques jours du vote décisif, les analystes préféraient rester prudents dans leurs prévisions.
Les 83,8% de participation enregistrés dimanche 22 avril sont proches des records de la Ve République (84,8% en 1965 pour la première élection au suffrage universel) et "on peut penser qu'on aura encore une participation très, très forte" au second tour, prédit Frédéric Dabi, directeur "opinion publique" à l'IFOP.
Mais le niveau de la participation reste difficile à prévoir. "On est dans une élection assez ouverte", observe Dominique Reynié, professeur de sciences politiques à l'IEP de Paris. Il souligne que certains se déplaceront dimanche pour la première fois, tandis que d'autres refuseront d'aller voter une seconde fois et que les flux peuvent s'annuler.
Les rangs des électeurs supplémentaires susceptibles de se déplacer dimanche semblent peu fournis, en raison de la très forte mobilisation du premier tour. "Il n'y a pas de gisement considérable", avait observé le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande dès le 22 avril au soir.
Mais en 1981, "beaucoup d'électeurs ne se sont déplacés qu'au second tour, pour faire élire François Mitterrand", se souvient M. Reynié. Il note que les abstentionnistes sont souvent des jeunes et des habitants des quartiers populaires, des électeurs "qui peuvent profiter à Ségolène Royal s'ils se déplacent".
Reste à savoir ce que feront ceux qui ont perdu leur champion au premier tour. En premier lieu, environ 15% des électeurs de Bayrou, soit un million d'électeurs, "déclarent ne pas choisir entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal", observe Frédéric Dabi. Pour lui, l'abstention représente pour eux la "logique ultime" d'un vote de rejet de la droite comme de la gauche.
Selon les différents instituts de sondage, les autres se porteront d'abord sur la candidate socialiste et ensuite sur le bulletin Sarkozy, à environ 60%-40%.
Vient ensuite l'inconnue des 3,8 millions d'électeurs frontistes, que Jean-Marie Le Pen a appelés mardi à "s'abstenir massivement". Cette consigne, si elle est suivie, pourrait affaiblir le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy en limitant les reports de voix sur son nom.
Mais "on n'est pas propriétaire de ses voix", souligne Frédéric Dabi, qui rappelle que les consignes de vote données dans le passé par Jean-Marie Le Pen "n'ont pas été parfaitement suivies". En 1995, "les reports de voix sur Jacques Chirac n'avaient pas été mauvais", alors que le leader du FN avait estimé que le candidat du RPR était "Jospin en pire".
A l'extrême gauche, c'est plutôt la main tendue de Ségolène Royal en direction du centre qui pourrait renforcer l'abstention, malgré les appels à voter Royal. "On a des électeurs de la gauche radicale qui sont peut-être déçus des appels du pied vers le centre et qui peuvent le manifester en s'abstenant", observe M. Dabi. Mais pour lui, cette réaction ne devrait pas être majoritaire, car "le vote anti-Sarkozy peut être plus fort que la tentation de l'abstention".
17:27 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.04.2007
Les députés UDF votent en majorité Sarkozy, les électeurs de Bayrou plutôt Royal
A J-6, la majorité des députés UDF ont décidé de voter pour Nicolas Sarkozy le 6 mai, alors que les 6,8 millions d'électeurs de François Bayrou, objet de toutes les convoitises, semblent se reporter davantage vers Ségolène Royal.
Le candidat UMP et sa rivale socialiste multiplient les signaux en direction des élus, mais aussi des électeurs centristes.
François Bayrou, troisième au premier tour avec 18,57% des voix et qui veut créer un nouveau "parti démocrate", n'a pas donné de consigne de vote. Il a toutefois laissé entendre qu'il ne voterait pas pour le candidat UMP.
Il pourrait révéler son choix personnel, entre un vote blanc ou Royal, ou l'abstention, après le débat du 2 mai entre les deux finalistes. Les deux tiers des députés centristes ont en revanche déjà annoncé qu'ils voteraient Sarkozy.
D'après les dernières enquêtes, réalisées pour l'essentiel avant le débat inédit samedi entre la candidate PS et le leader centriste, ses électeurs pencheraient davantage vers Ségolène Royal. Mais une forte proportion d'indécis subsiste.
Parmi les électeurs sûrs de leur choix, 31% ont l'intention de voter Royal contre 23% pour M. Sarkozy, 7% s'abstenant, selon une étude TNS Sofres pour RTL et Le Monde. Mais plus d'un tiers hésitent encore, et "de leur décision dépend l'élection", souligne cet institut.
Pour Ipsos, 40% (+5%) des électeurs de M. Bayrou se tourneraient vers Mme Royal, 30% (+1%) vers Nicolas Sarkozy, 30% (-6) s'abstenant ou ne se prononçant pas.
Les reports sont "beaucoup plus favorables à Ségolène Royal qu'au soir du premier tour", souligne Jean-François Doridot (Ipsos), même s'ils ne sont pas suffisants pour renverser le rapport de forces entre M. Sarkozy et Mme Royal.
Ifop donne également un report plus fort de voix centristes sur Mme Royal (57%, +4%) que sur M. Sarkozy (43%, -4%). Pour LH2, la proportion est de 55% pour la candidate PS et 45% pour le candidat UMP. Ces instituts n'ont pas donné le nombre d'indécis parmi les électeurs Bayrou du premier tour.
Selon TNS Sofres, "les électeurs de François Bayrou se sentent plus proches des positions de Nicolas Sarkozy sur la sécurité, l'immigration, la politique économique, l'emploi, la politique étrangère", et de Mme Royal "sur le pouvoir d'achat, l'éducation, le logement, l'assurance-maladie et l'environnement".
Surtout, l'enquête montre que 65% d'entre eux voteront au second tour par rejet de l'autre candidat, 30% seulement par vote d'adhésion.
51% considèrent plus naturelle une alliance avec Mme Royal, et 33% seulement avec M. Sarkozy.
Mais 21 députés UDF sur 29 ont annoncé qu'ils voteraient Sarkozy, dont leur chef de file Hervé Morin (Eure) et, dernier en date, Francis Vercamer (Nord).
Nombre d'entre eux savent qu'ils auront besoin des voix UMP pour être réélus aux législatives de juin.
Un seul (Gilles Artigues, Loire) a dit qu'il voterait blanc.
Parmi les sept restants (dont M. Bayrou), figurent des proches du député des Pyrénées-Atlantiques, comme Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) ou Anne-Marie Comparini (Rhône).
L'un de ses fidèles, Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), gardera son vote secret. "Ces semaines nous sortent de nos certitudes, de notre confort et ne sont pas faciles à gérer", a-t-il dit à l'AFP. "On risque de tout perdre, mais la politique c'est de l'idéal, pas un plan de carrière".
Gérard Vignoble (Nord) "ne votera pas Nicolas Sarkozy" et prendra sa décision en concertation avec M. Bayrou, car "le travail en pack est 100 fois meilleur qu'individuel".
18:59 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.04.2007
Résultats premier tour. Tout reste possible pour le deuxième tour

22:31 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.04.2007
Vers un duel Sarkozy-Royal, mais un électeur sur trois encore indécis
PARIS (AFP) - A trois jours du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal semblent les mieux placés pour arriver en tête mais François Bayrou n'est pas irrémédiablement distancé, dans une compétition où un tiers des électeurs sont encore indécis ou hésitants, selon les sondeurs.
22:55 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2007
Sondages, le putsch inaperçu
Il faut peser ses mots, mais cette hérésie professionnelle constitue bel et bien un putsch, ou une tentative de putsch, des sondeurs sur la campagne.
Pourtant, la commission des sondages, dont l'objectif consiste toujours à veiller à ce que «la publication des sondages ne vienne pas influencer...» etc., n'y a rien trouvé à redire. Elle devait regarder ailleurs. Elle n'a pas conseillé de ne «pas interpréter» ces sondages. Elle n'a pas conseillé aux médias de ne pas leur accorder un large écho.
23:23 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2007
Bayrou plafonne-t-il?
11:51 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2007
Bayrou et Royal au coude-à-coude
L’incertitude plane sur les résultats du premier tour.
La percée de François Bayrou dans les sondages se confirme. Selon l’IFOP, le candidat de droite fait maintenant jeu égal avec la candidate socialiste, Ségolène Royal. Ils sont tous deux crédités de 23 % des intentions de vote au premier tour derrière Nicolas Sarkozy (28 %). Cette dernière étude confirme l’incertitude que laissaient entrevoir les enquêtes d’opinions publiées la semaine dernière. L’hypothèse d’un duel au second tour entre la candidate socialiste et le candidat de l’UMP n’est plus acquise.
Selon l’IFOP, cette forte progression de François Bayrou s’expliquerait en grande partie par l’écho rencontré par sa candidature à gauche. Il se classerait en seconde position (19 %) dans les intentions de vote des électeurs de gauche derrière Ségolène Royal (47 %). Les électeurs socialistes sont les plus enclins à voter pour lui (23 % contre 63 % Ségolène Royal). Ils sont suivis par les électeurs des Verts (18 %) et ceux de l’extrême gauche (10 %). Seuls les électeurs communistes, auprès desquels François Bayrou ne recueille que 1 % des intentions de vote, demeurent réfractaires à sa candidature.
Que veut Bayrou? Etre élu président, devenir futur premier ministre?
A-t-il la moindre chance d'arriver à ce but en se présentant uniquement comme chef de son camp, c'est à dire, chef d'un petit parti de centre droit, vampirisé il y a peu par l'UMP? Certes non. Les chances de rassembler sur son nom plus d'électeurs de la droite de gouvernement que Nicolas Sarkozy, candidat naturel de la droite sont nulles. Où alors trouver des voix pour avoir une chance d'accéder à un second tour, ou tout au moins, chèrement négocier un ralliement de second tour avec Nicolas Sarkozy? A gauche évidemment. Et cela marche d'autant mieux que les sondages le présente comme le seul capable de barrer la route à Nicolas Sarkozy
Bayrou base donc largement son discours sur une réthorique de gauche, avec plus de crédibilité qu'un Nicolas Sarkozy. Il joue sur le rejet de Nicolas Sarkozy, le prend à contre pied et le tacle à ravir -dans les media seulement-. Il sait à l'évidence comment caresser dans le sens du poil les électeurs de gauche bobos, ou amers de l'échec de DSK.
Mais, cela fait il de Bayrou un homme de gauche? Qui est capable de citer dans les actes politiques passés de François Bayrou un semblant de comportement de gauche? François Bayrou séduirait les enseignants. Ceux ci n'ont-ils pas un peu vite oublié que François Bayrou, fut entre autres, le ministre qui tenta de remettre en cause les loix Falloux encadrant le subventionnement public de l'enseignement privé. Ceux-ci n'oublient ils pas que sévit actuellement un des ministres de l'éducation les plus rétrogrades et incompétents de ces dernières décennies, Gilles De Robien, seul ministre UDF du gouvernement Villepin, et ami de François Bayrou.
Bayrou a-t-il un programme de gauche? Qui est capable d'indiquer une mesure de gauche originale proposée par Bayrou, et non pillée dans le programme de Ségolène Royal. Sait on que sur nombre de sujets, du "travailler plus pour gagner plus" remettant en cause les 35 Heures aux cadeaux fiscaux pour les plus riches, il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier entre le programme de Bayrou et celui de Sarkozy.
La France a longtemps été réputée pour avoir la Droite la plus bête du monde. Ce temps semble révolu, et je ne suis pas loin de penser que depuis la disparition de François Mitterrand, la gauche a repris ce titre peu convoitable. La stratégie de la droite façon Bayrou est parfaitement complémentaire de celle de la droite façon Sarkozy. Quelle meilleure façon pour faire perdre la gauche que de l'éliminer dès le premier tour dans le scénario idéal, ou dans le scénario le plus probable, de l'affaiblir suffisamment au premier tour pour empécher une dynamique qui lui permettrait la victoire au second tour?
Une certaine gauche fait la fine bouche sur la candidate désignée massivement par les militants socialistes et donne crédit à Bayrou, homme de droite. Cette gauche s'apprête à influer sur le choix cornélien entre Bayrou président et Sarko Ministre, ou Sarko Président et Bayrou Ministre.
Tout est donc en place pour que nous nous réveillions le 7 Mai, voire plus tôt, avec la gueule de bois du 21 Avril 2002, en ayant permis pour la deuxième fois consécutive une victoire facile d'un candidat de droite grace à la dispersion de nos votes. Certains expliqueront que c'était la candidate qui n'était pas assez ci, pas assez cela ...ou pas leur type. Il est malheurement à craindre qu'au cours des cinq prochaines années, ce ne sont pas ceux là qui auront dispersé leurs votes qui souffriront le plus des conséquences de la politique de droite que méneront Sarkozy et Bayrou lorsqu'ils seront arrivés au pouvoir.
23:11 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.03.2007
A 50 jours du 1er tour, les électeurs restent largement indécis
A quelque cinquante jours du premier tour de la présidentielle, la plupart des sondeurs estiment que le choix des électeurs n'est pas encore fait, mais les Français se disent beaucoup plus intéressés par la campagne qu'il y a cinq ans.
07:50 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.02.2007
L'élection dans le miroir aux sondages
QUOTIDIEN LIBERATION: mardi 27 février 2007
Sur le même sujet
Comment s'expliquent les brusques variations des sondages ?
François Bayrou est-il surévalué ?
Quelle est la nature des rapports entre sondeurs et politiques ?
21:32 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

