04.05.2007

Après : il sera trop tard.......

Nous sommes à quelques heures du résultat du 2ème tour de la présidentielle. Bientôt nous saurons si nous avons suivi sans réflexion, ce que la télévision nous martèle depuis plus de trois ans, ou si bien au contraire nous avons su dire non à Sarkozy. Dans ce cas nous aurions montré notre indépendance d'esprit.

Avant de poser votre bulletin dans l'urne, vous devez savoir ou vous rappeler que le modèle de société que vous propose Sarkozy est celui de l'ultralibéralisme où ceux qui sont les plus faibles seront laissés au bord du chemin. Sarkozy appelle solidarité assistanat et Sarkozy refuse l'assistanat.

Sarkozy, a un ego très développé il est prêt à tout pour arriver à son but et repousser celui ou celle qui semblerait à un moment donné lui porter préjudice ou contrarier ses projets. Il dresse les gens les uns contre les autres. Il revendique le politiquement incorrect, et fait siennes les idées nauséabondes du Front National pour capter ses électeurs, il exhibe dans ses meetings comme le faisaient dans les cirques les despotes de l'antiquité, les traitres comme Eric Besson qui lui ont fait allégeance.

Sarkozy c'est Margaret Thatcher pour l' économie ,  et Poutine pour la démocratie.


Par contre, ne passons pas à côté du modèle de société que nous propose Ségolène Royal, c'est à dire une société ouverte, moderne, solidaire où chacun aura sa place pour apprendre, travailler et tout simplement vivre. Alors dimanche, votons, passons du temps à parler politique, à discuter du pacte.

Les «  jeux » ne sont pas faits et il vous (il nous) appartient de discuter avec tous ceux que nous pouvons  convaincre pour qu'ils votent Ségolène Royal;

Nous nous sommes étonnés que les Américains réélisent Bush en 2005. N'étonnons pas le monde en élisant Sarkozy. 

N'oublions pas que cela fait 5 ans que nous attendons de faire avancer une société plus solidaires grace à la gauche, ne nous "loupons pas" : il ne faudrait pas que nous ayons à vivre 5 années de libéralisme dur ......... certains ne s'en remettraient pas. 

VOTONS SEGOLENE ROYAL  !

Faites Mentir les Sondages!

LORIENT, Morbihan (Reuters) - A deux jours du deuxième tour, Ségolène Royal appelle les électeurs à "rester debout" face au "matraquage" des sondages.

Lors d'une réunion publique survoltée à Lorient (Morbihan), la candidate socialiste s'est posée en rempart de la "morale publique" et de la "vérité" contre les "affabulations" et les "mensonges" de la droite.

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"Il reste deux jours pour rester debout (...) pour saisir notre bulletin de vote (...) Dressez-vous contre tous les systèmes (...) contre tous les pouvoirs concentrés" entre les mains de quelques uns", a lancé la présidente de Poitou-Charentes devant près de 3.000 personnes.

"Dressez-vous pour une France forte (..) Dressez-vous pour la lumière! Refusez l'esprit de revanche, refusez tous les mensonges et toutes les haines! En avant! Nous pouvons gagner, nous allons gagner!", a-t-elle insisté au terme d'un discours pugnace d'une quarantaine de minutes pendant lequel elle martelait son pupitre de colère.

"J'ai commencé la campagne en Bretagne, je la termine ici en beauté", a-t-elle confié à ses partisans à quelques heures de la fin de la campagne officielle.

Accompagnée de Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne et de Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, la candidate de gauche devait visiter dans l'après-midi l'entreprise de textile Armor Lux à Quimper, avant une dernière réunion publique en plein air à Brest, en début de soirée.

Les derniers sondages publiés jeudi et vendredi, après le débat télévisé de mercredi, la donnent perdante face à son adversaire, avec un écart allant de six à neuf points.

A peine descendue de sa voiture, la présidente de Poitou-Charentes avait attaqué les "médias amis du pouvoir" et lancé un appel "à la citoyenneté, au sursaut, aux valeurs".

"Les sondages matraquent de telle façon à démobiliser les électeurs puisque jamais ils ne sont accompagnés de la précision sur le nombre d'indécis", a-t-elle accusé à l'entrée du Parc des sports de Kervaric.

"Il y a donc encore de l'espoir pour ceux qui pensent que tout est joué", a-t-elle affirmé, d'un ton courroucé. "Quand j'entends la droite dire que les carottes sont cuites je trouve ça indécent. Je dis aux électeurs c'est à vous de décider, ce n'est pas aux sondages!".

 

Ceux qui hésitent encore, "qu'ils ouvrent les yeux!" pour "regarder ce qui se passe et faire en sorte que la moralité publique et que la volonté de renouveau l'emportent", a enjoint Ségolène Royal. "Je crois qu'aujourd'hui c'est (...) le combat de la vérité contre toutes les formes d'affabulations et de mensonges".

"C'est le combat des sans-vous (...) des gens qui aujourd'hui subissent la précarité et les bas salaires contre un candidat qui promet de donner encore davantage à ceux qui ont déjà beaucoup", a-t-elle attaqué.

Nicolas Sarkozy, "qui se voit en candidat du peuple, qu'il sache que c'est le peuple français qui va décider demain du visage de la France", a-t-elle insisté qualifiant son adversaire de "candidat des fonds de pension, candidat du Medef", soutenu par "Aznar, Bush et Berlusconi".

Dimanche, a-t-elle déclaré, les électeurs peuvent faire "le choix d'une France claire contre un candidat qui n'a cessé de flatter ce qu'il y a de plus sombre dans la personne humaine et qui n'a cessé d'attiser toute les formes de peur ou de revanche".

"Je n'ai aucune revanche à prendre contre Mai 68 ou toutes période de l'histoire de France. Je n'ai pas d'adversaires fantomatiques. Ce que je vous propose, ce n'est pas de regarder en arrière pour agiter je ne sais quelle inquiétude (...) mais d'inventer ensemble, tous ensemble la France de demain".

 

 

Sarkozy reste favori dans les sondages après le débat télévisé

(AFP) Nicolas Sarkozy (UMP) reste favori pour l'emporter dimanche contre Ségolène Royal (PS), au lendemain d'un débat qui n'a pas bouleversé le rapport de forces politique, selon les sondeurs.

"Nicolas Sarkozy reste nettement favori, son avance est très significative", selon François Miquet-Marty (LH2). "J'ai vraiment le sentiment que M. Sarkozy est plus que jamais favori de cette élection", affirme Jean-François Doridot (Ipsos). "Le rapport de forces reste très favorable à M. Sarkozy", estime Frédéric Dabi (IFOP). Nicolas Sarkozyecueillerait 54,5% (+2,5 points) des voix  Ségolène Royal 45,5% (-2,5), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, LCI et Le Figaro rendu public vendredi.
 
Par ailleurs, le candidat de l'UMP l'emporterait sur la candidate socialiste avec 54% (+0,5) des voix contre 46% (-0,5), d'après la 55e vague de l'enquête Ipsos/Dell publiée vendredi. Selon un autre sondage CSA-Cisco pour Le Parisien/I-TELE réalisé après le débat Sarkozy/Royal et publié jeudi soir, Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle avec 53% (+1) des voix contre 47% (-1) pour la candidate socialiste. Au premier tour, le candidat UMP a obtenu 31,18% et Mme Royal 25,87%.
 
Clef du second tour, l'évolution du report de l'électorat Bayrou (18,57%), qui devenait plus favorable à Mme Royal, s'est largement inversée depuis lundi selon Ipsos. L'électorat Bayrou est revenu sur des reports 1/3, 1/3, 1/3.
 
Mercredi soir, 34% disaient avoir l'intention de voter Royal, 34% Sarkozy, 32% n'exprimant pas d'intention de vote ou voulant s'abstenir.Selon M. Doridot, interrogé avant l'annonce par le président de l'UDF jeudi qu'il ne votera pas Sarkozy, "cela montre une augmentation de l'indécision, ce qui est normal pour une enquête réalisée juste avant le débat". Mais surtout, cela révèle, selon lui, "un niveau de reports de voix très équilibré entre Royal et Sarkozy, qui interdit presque à Mme Royal de prétendre à la victoire, si ça reste en l'état".
 
M. Dabi relève "la nouvelle donne" que constitue la consigne "claire" de vote de M. Le Pen, mais rappelle qu'"on n'est pas propriétaire de ses voix" (10,44%) et que dans le passé, les consignes du président du FN n'ont pas été parfaitement suivies. Selon M. Miquet-Marty, "le débat de mercredi soir peut inciter des électeurs frontistes à se mobiliser et à voter Sarkozy", ce dernier ayant "bien calé les différences sur l'insécurité, l'immigration et la valeur travail". 57% des électeurs Le Pen se reporteraient sur M. Sarkozy, selon Ipsos (60% selon BVA), 8% sur Mme Royal, l'abstention et les non exprimés représentant 35%. Ils choisissent à 72% (+11) M. Sarkozy, 16% (-5) Mme Royal et 12% (-6) s'abstiennent, selon CSA.
 
Les sondeurs partagent une même analyse du débat. "Il contribue à mobiliser les deux camps, un jeu quasiment à somme nulle", selon M. Miquet-Marty, car "de nature à remobiliser les sympathisants UMP, une partie de l'électorat frontiste, une partie de l'électorat de la gauche de la gauche, des contestataires Bayrou qui peuvent avoir envie de voter Royal". "Ca va conforter les deux camps, notamment Royal, car un certain nombre de gens vont voter pour elle avec un peu plus d'entrain", renchérit M. Doridot. "De là à transférer des votes de Sarkozy à Royal, j'ai du mal, avant enquête, à y croire, vu le contenu du débat". 

 

03.05.2007

Vers un nouveau record de participation au second tour?

Après une participation record au premier tour, les électeurs feront-ils mentir la règle selon laquelle ils se déplacent toujours plus nombreux au second tour d'une présidentielle? A quelques jours du vote décisif, les analystes préféraient rester prudents dans leurs prévisions.

Les 83,8% de participation enregistrés dimanche 22 avril sont proches des records de la Ve République (84,8% en 1965 pour la première élection au suffrage universel) et "on peut penser qu'on aura encore une participation très, très forte" au second tour, prédit Frédéric Dabi, directeur "opinion publique" à l'IFOP.

Mais le niveau de la participation reste difficile à prévoir. "On est dans une élection assez ouverte", observe Dominique Reynié, professeur de sciences politiques à l'IEP de Paris. Il souligne que certains se déplaceront dimanche pour la première fois, tandis que d'autres refuseront d'aller voter une seconde fois et que les flux peuvent s'annuler.

Les rangs des électeurs supplémentaires susceptibles de se déplacer dimanche semblent peu fournis, en raison de la très forte mobilisation du premier tour. "Il n'y a pas de gisement considérable", avait observé le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande dès le 22 avril au soir.

Mais en 1981, "beaucoup d'électeurs ne se sont déplacés qu'au second tour, pour faire élire François Mitterrand", se souvient M. Reynié. Il note que les abstentionnistes sont souvent des jeunes et des habitants des quartiers populaires, des électeurs "qui peuvent profiter à Ségolène Royal s'ils se déplacent".

Reste à savoir ce que feront ceux qui ont perdu leur champion au premier tour. En premier lieu, environ 15% des électeurs de Bayrou, soit un million d'électeurs, "déclarent ne pas choisir entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal", observe Frédéric Dabi. Pour lui, l'abstention représente pour eux la "logique ultime" d'un vote de rejet de la droite comme de la gauche.

Selon les différents instituts de sondage, les autres se porteront d'abord sur la candidate socialiste et ensuite sur le bulletin Sarkozy, à environ 60%-40%.

Vient ensuite l'inconnue des 3,8 millions d'électeurs frontistes, que Jean-Marie Le Pen a appelés mardi à "s'abstenir massivement". Cette consigne, si elle est suivie, pourrait affaiblir le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy en limitant les reports de voix sur son nom.

Mais "on n'est pas propriétaire de ses voix", souligne Frédéric Dabi, qui rappelle que les consignes de vote données dans le passé par Jean-Marie Le Pen "n'ont pas été parfaitement suivies". En 1995, "les reports de voix sur Jacques Chirac n'avaient pas été mauvais", alors que le leader du FN avait estimé que le candidat du RPR était "Jospin en pire".

A l'extrême gauche, c'est plutôt la main tendue de Ségolène Royal en direction du centre qui pourrait renforcer l'abstention, malgré les appels à voter Royal. "On a des électeurs de la gauche radicale qui sont peut-être déçus des appels du pied vers le centre et qui peuvent le manifester en s'abstenant", observe M. Dabi. Mais pour lui, cette réaction ne devrait pas être majoritaire, car "le vote anti-Sarkozy peut être plus fort que la tentation de l'abstention".

02.05.2007

Sondage en temps réel 3C etudes

A suivre en temps réel, l'évolution d'un sondage sur 3C etudes permettant avoir une vue des résultats bruts avant corrections.

http://www.3cetudes.com/  rubrique présidentielles FR 2007

Tout n'est peut-être pas autant joué à l'avance que ce qu'on veut bien nous dire. 

Les résultats pour le premier tour de cet institut n'étaient pas loin de la réalité si on change les hypothèses qui avaient été prises pour le redressement JM Le Pen.  

BVA: Sarkozy à 52% (-1) des intentions de vote, Royal à 48%

PARIS (AFP) - 52% (-1) des électeurs avaient l'intention de voter pour Nicolas Sarkozy le 6 mai et 48% (+1) pour Ségolène Royal, selon un sondage BVA pour Orange et la presse régionale diffusé mercredi à quelques heures du débat entre les candidats au second tour de la présidentielle.

Dans cette étude réalisée lundi, BVA relève une légère progression des intentions de vote en faveur de Ségolène Royal Selon l'institut, près de la moitié de ceux ayant voté pour François Bayrou la choisirait à 49% (+9) contre 35% (+1) Nicolas Sarkozy. Les autres votent blanc ou s'abstiennent. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy se voit consolider les reports de voix de Jean-Marie Le Pen, selon BVA, en passant de 49% à 60% (+11).
 
Parmi les Français inscrits sur les listes électorales, 59% jugent que Nicolas Sarkozy a plus la stature d'un président de la République. Cependant, Ségolène Royal progresse dans ce domaine en retrouvant son niveau de décembre 2006, selon M. Sainte-Marie.
 
La candidate socialiste est néanmoins considérée comme comprenant "le mieux les préoccupations des gens comme vous" (55%) et elle est jugée plus sympathique (62%), plus proche des gens (60%) et plus rassurante que son concurrent (52%). De son côté, le candidat de l'UMP est considéré comme ayant plus d'autorité (78%), plus dynamique (62%) et plus convaincant (59%).
 
Et en terme de crédibilité thématique, M. Sarkoy domine sur l'insécurité (68%), la croissance économique (58%), l'immigration (56%) et la fiscalité (50%). C'est sur l'école et l'éducation (59%), la pauvreté et la précarité (63%) l'assurance maladie et les retraites (53%) que Mme Royal s'avère mieux placée. Les deux candidats font jeu égal concernant le pouvoir d'achat.
 
Nicolas Sarkozy recueille plus d'intentions de vote chez les hommes (54%) que chez les femmes (50%). Il fait le plein chez les retraités (61%), les personnes à leur compte (56%) mais ne recueille que 47% des intentions de vote des salariés.
 
Si Ségolène Royal est préférée chez les salariés, c'est parmi les ouvriers (53%) et surtout les cadres supérieurs, et les membres de profession libérales qu'elle est particulièrement préférée (65%). Sondage réalisé lundi par téléphone auprès d'un échantillon de 805 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice détaillée disponible à la commission des sondages. qu'il attribue à ses efforts pour séduire les électeurs centristes.
 
"Mais cette démarche a un prix", commente Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion, "celui d'un certain désengagement des sympathisants d'extrême gauche". Ainsi, 68% des électeurs d'Olivier Besancenot (-4) et 50% de ceux d'Arlette Laguiller (-12) iraient voter pour la candidate socialiste.
 
Question: Ségolène Royal est préférée dans le monde du travail, chez les salariés, parmi les ouvriers (53%) et surtout les cadres supérieurs, et les membres de profession libérales (65%). Néanmoins, Nicolas Sarkozy est jugée le plus apte sur la croissance économique. Pourquoi? Est ce le résultat du matraquage des solutions simplistes du type "travailler plus pour gagner plus" propagées par les medias auprès des gens qui ne travaillent pas? 
 

30.04.2007

Les députés UDF votent en majorité Sarkozy, les électeurs de Bayrou plutôt Royal

A J-6, la majorité des députés UDF ont décidé de voter pour Nicolas Sarkozy le 6 mai, alors que les 6,8 millions d'électeurs de François Bayrou, objet de toutes les convoitises, semblent se reporter davantage vers Ségolène Royal.
Le candidat UMP et sa rivale socialiste multiplient les signaux en direction des élus, mais aussi des électeurs centristes.

François Bayrou, troisième au premier tour avec 18,57% des voix et qui veut créer un nouveau "parti démocrate", n'a pas donné de consigne de vote. Il a toutefois laissé entendre qu'il ne voterait pas pour le candidat UMP.

Il pourrait révéler son choix personnel, entre un vote blanc ou Royal, ou l'abstention, après le débat du 2 mai entre les deux finalistes. Les deux tiers des députés centristes ont en revanche déjà annoncé qu'ils voteraient Sarkozy.

D'après les dernières enquêtes, réalisées pour l'essentiel avant le débat inédit samedi entre la candidate PS et le leader centriste, ses électeurs pencheraient davantage vers Ségolène Royal. Mais une forte proportion d'indécis subsiste.

Parmi les électeurs sûrs de leur choix, 31% ont l'intention de voter Royal contre 23% pour M. Sarkozy, 7% s'abstenant, selon une étude TNS Sofres pour RTL et Le Monde. Mais plus d'un tiers hésitent encore, et "de leur décision dépend l'élection", souligne cet institut.

Pour Ipsos, 40% (+5%) des électeurs de M. Bayrou se tourneraient vers Mme Royal, 30% (+1%) vers Nicolas Sarkozy, 30% (-6) s'abstenant ou ne se prononçant pas.

Les reports sont "beaucoup plus favorables à Ségolène Royal qu'au soir du premier tour", souligne Jean-François Doridot (Ipsos), même s'ils ne sont pas suffisants pour renverser le rapport de forces entre M. Sarkozy et Mme Royal.

Ifop donne également un report plus fort de voix centristes sur Mme Royal (57%, +4%) que sur M. Sarkozy (43%, -4%). Pour LH2, la proportion est de 55% pour la candidate PS et 45% pour le candidat UMP. Ces instituts n'ont pas donné le nombre d'indécis parmi les électeurs Bayrou du premier tour.

Selon TNS Sofres, "les électeurs de François Bayrou se sentent plus proches des positions de Nicolas Sarkozy sur la sécurité, l'immigration, la politique économique, l'emploi, la politique étrangère", et de Mme Royal "sur le pouvoir d'achat, l'éducation, le logement, l'assurance-maladie et l'environnement".

Surtout, l'enquête montre que 65% d'entre eux voteront au second tour par rejet de l'autre candidat, 30% seulement par vote d'adhésion.

51% considèrent plus naturelle une alliance avec Mme Royal, et 33% seulement avec M. Sarkozy.

Mais 21 députés UDF sur 29 ont annoncé qu'ils voteraient Sarkozy, dont leur chef de file Hervé Morin (Eure) et, dernier en date, Francis Vercamer (Nord).

Nombre d'entre eux savent qu'ils auront besoin des voix UMP pour être réélus aux législatives de juin.

Un seul (Gilles Artigues, Loire) a dit qu'il voterait blanc.

Parmi les sept restants (dont M. Bayrou), figurent des proches du député des Pyrénées-Atlantiques, comme Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) ou Anne-Marie Comparini (Rhône).

L'un de ses fidèles, Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), gardera son vote secret. "Ces semaines nous sortent de nos certitudes, de notre confort et ne sont pas faciles à gérer", a-t-il dit à l'AFP. "On risque de tout perdre, mais la politique c'est de l'idéal, pas un plan de carrière".

Gérard Vignoble (Nord) "ne votera pas Nicolas Sarkozy" et prendra sa décision en concertation avec M. Bayrou, car "le travail en pack est 100 fois meilleur qu'individuel".

29.04.2007

40% des électeurs centristes encore indécis, selon TNS-Sofres

PARIS (Reuters) - Les électeurs français sont encore très indécis à une semaine du second tour de l'élection présidentielle, notamment chez les partisans de François Bayrou dont près de 40% n'ont pas pris de décision, à en croire un sondage TNS-Sofres pour RTL et Le Monde.

Huit électeurs sur dix déclarent savoir quel choix ils feront le 6 mai : 36% sont sûrs de voter Royal, 38% de voter Sarkozy, 7% sont sûrs de s'abstenir. Les autres hésitent, soit entre un des deux candidats (8%), soit entre un candidat et l'abstention (7%).

Parmi les électeurs de François Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchant plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et il détiennent les clefs de l'élection.

L'alliance avec François Bayrou est jugée naturelle par l'électorat du PS, à 78%, aussi bien que par l'électorat de Nicolas Sarkozy (76%). Mais les électeurs de François Bayrou sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Ségolène Royal (51%) qu'avec Nicolas Sarkozy (33%).

L'annonce de François Bayrou de créer un nouveau parti centriste pour les législatives est approuvée par 64% des personnes interrogées, celui de ne pas donner de consigne de vote par 72% d'entre elles.

Nicolas Sarkozy est vu comme celui qui amènera "beaucoup ou pas mal de changements" par 63% des Français alors que Ségolène Royal ne suscite ce raisonnement que chez 38% des sondés.

Pour 52% des électeurs, c'est la victoire de la candidate PS qui favorisera le plus la prise en compte des idées de François Bayrou, contre 27% qui voient mieux Nicolas Sarkozy dans ce rôle.

L'enquête a été réalisée les 26 et 27 avril auprès d'un échantillon de 2.200 personnes, dont 2.000 personnes représentatives de l'ensemble de la population française et 200 électeurs de François Bayrou.

 

 

24.04.2007

Sondage: Sarkozy 51%, Royal 49% au second tour

L'écart se resserre entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal: le candidat de l'UMP obtient 51% des intentions de vote pour le second tour de la présidentielle contre 49% à la candidate socialiste, selon un sondage TNS-Sofres/Unilog pour RTL, "Le Figaro" et LCI rendu public mardi.

Vingt pour cent des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote. La marge d'erreur est de plus ou moins trois points de pourcentage.

Selon ce sondage, les électeurs ayant voté pour le candidat de l'UDF François Bayrou au premier tour se reporteraient en plus grand nombre sur la candidate socialiste: 46% d'entre eux disent qu'ils voteront Royal au second tour, et 25% qu'ils choisiront Nicolas Sarkozy. Toutefois, 29% n'ont pas exprimé d'intention de vote.

Les autres reports sont plus attendus: 78% des électeurs ayant voté pour Olivier Besancenot (LCR) au premier tour choisiraient Ségolène Royal au second tour (7% Sarkozy et 15% sans intention de vote), et 62% des électeurs de Jean-Marie Le Pen (FN) voteraient Sarkozy (16% Royal et 22% sans intention de vote).

Globalement, l'électorat ne compte plus que 17% d'indécis ("peut changer d'avis"), alors que 80% se disent sûrs de leur choix et 3% sans opinion. La sûreté du choix est identique chez les deux camps: 88% pour chacun des deux candidats restant en lice.

Deux sondages réalisés dimanche soir, une fois connus les résultats du premier tour, donnaient un écart de sept et huit points entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour en faveur du candidat UMP: 54%-46% selon l'institut IFOP-Fiducial (1.010 personnes interrogées) et 53,5%-46,5% selon l'institut CSA-Cisco (1.005 personnes interrogées).

- sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 avril auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. AP

23.04.2007

Résultats premier tour. Tout reste possible pour le deuxième tour

Avec un taux de participation record, les Français ont voté pour un second tour UMP-PS le 6 mai. La gauche avoisine 36 % des voix.
Par Nicole GAUTHIER
QUOTIDIEN LIBERATION: lundi 23 avril 2007
 
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Nicolas Sarkozy (31,06 % des suffrages selon les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur à 00 h 30) et Ségolène Royal (25,7 4 %) s'opposeront au second tour pour un classique duel gauche-droite. François Bayrou perd son pari de figurer dans le choix de tête et hérite de la place de troisième homme, tout en triplant presque, avec 18,54 % des voix, sa performance de 2002. Et Jean-Marie Le Pen (16,86 % en 2002) s'effondre, enregistrant avec 10,58 % des suffrages son plus mauvais score, hors celui de 1974. Les huit autres candidats soldent les comptes, s'échelonnant entre 4,13 % des suffrages (le candidat de la LCR, Olivier Besancenot) et 0,34 % (Gérard Schivardi, soutenu par les trotskistes du Parti des travailleurs). Si le président de l'UMP est en bonne position pour l'emporter le 6 mai, l'écart entre les deux premiers candidats n'est pas assez déterminant pour l'assurer à coup sûr de la victoire.
Après-guerre. Confirmant l'intérêt pour une campagne qui, pour la première fois, portera à la tête de l'Etat un représentant de la génération de l'après-guerre, le scrutin de dimanche a aussi été marqué par un taux de participation exceptionnel (84,6 %), l'un des plus forts de toute l'histoire de la Ve République, égalant le record de 1965, quand les Français élisaient pour la première fois le président de la République au suffrage universel direct.
 
Emiettement. En même temps qu'ils manifestaient hier un sursaut de civisme, les électeurs optaient plutôt pour les traditionnels partis de gouvernement. Jean-Marie Le Pen, 78 ans, a souffert de l'efficacité d'un Nicolas Sarkozy braconnant sur ses terres habituelles, et deux ans après la victoire du non au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, la gauche de la gauche échoue à transformer l'essai : les trois candidats trotskistes totalisaient à eux seuls 10,8 % des voix il y a cinq ans, plus que ce que toute la gauche hors PS (10,6 %) engrange aujourd'hui dans un émiettement où seul Olivier Besancenot surnage, sans toutefois franchir la barre des 5 % qui permet un remboursement des frais de campagne. Pour sa sixième et ultime candidature à la présidentielle, Arlette Laguiller s'effondre à 1,35 %, là où elle faisait presque quatre fois plus il y a cinq ans. Marie-George Buffet (1,94 %) entérine la disparition historique du PCF. Parti en fanfare, l'altermondialiste José Bové atterrit avec un piteux 1,32 % et la Verte Dominique Voynet, avec 1,57 %, n'égale même pas son propre score de 1995 (3,32 %).
 
Mieux que Chirac. Avec 31 % des voix, Nicolas Sarkozy fait mieux que n'a jamais fait Jacques Chirac, égalant presque le score de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 (32,6 %). Pour l'emporter au second tour, il lui faudra capitaliser les voix de Philippe de Villiers (2,27 %), ce qui ne devrait pas être trop difficile, de Frédéric Nihous (CPNT, 1,18 %), ce qui est à sa portée. Il lui faudra aussi attirer sur son nom les suffrages de Jean-Marie Le Pen, ce qui sera sans doute moins évident, l'électorat lepéniste, rétif aux sirènes sarkozystes lors du premier tour, étant le plus difficile à convaincre lors du second. Il lui faudra, enfin, puiser largement dans les voix de François Bayrou, ce qui ne sera pas plus aisé. Certes, une majorité d'entre elles viennent de droite. Mais celles-là sont issues de la base centriste traditionnelle, pas forcément convaincue par le comportement droitier du président de l'UMP. L'électorat de Raymond Barre en 1988 (16,5 %), comme celui d'Edouard Balladur en 1995 (18,6 %), était sans doute plus enclin à voter Jacques Chirac au second tour que ne l'est aujourd'hui celui du député des Pyrénées-Atlantiques.
Dans le sac aux voix de François Bayrou, qui, fidèle à sa ligne, s'est refusé à donner une quelconque consigne de vote, figurent aussi celles de sympathisants de gauche désemparés par la candidate socialiste, qui n'iront pas pour autant frapper à la porte de l'UMP le 6 mai. Enfin, bien que l'ensemble de sa carrière politique dise le contraire, le leader centriste a persuadé nombre d'électeurs qu'il n'était ni de droite ni de gauche, mais d'abord hostile à «l'arrogance des puissants». Il est peu probable, là encore, que ceux-là se précipitent chez Nicolas Sarkozy.
 
Gros handicap. A priori, dans la bataille du 6 mai, Ségolène Royal part avec un gros handicap, puisqu'elle arrive 5 points derrière son adversaire du second tour. Son score est pourtant tout à fait honorable, évidemment supérieur à celui de Lionel Jospin, en 2002, mais aussi en 1995 (23,3 %), et voisin de celui de François Mitterrand en... 1981 (25,8 %), mais à l'époque, le PCF était à 15 %. Cette fois, le challenge est d'autant plus difficile à relever que le total absolu des voix de gauche atteint à peine 36 %. Compte tenu du taux de participation à son niveau record dimanche, il n'y a rien à attendre du rituel appel aux abstentionnistes du premier tour. La candidate socialiste dispose néanmoins de quelques atouts : le report d'une partie des voix de Bayrou, notamment ceux des électeurs qui expliquaient que le vote centriste était le vrai «vote utile» pour contrer le candidat de l'UMP.
 
«Tout sauf Sarkozy.» Sans doute toutes ces voix ne reviendront-elles pas à Royal ­ la campagne a montré que celle-ci avait des adversaires résolus jusque dans son propre parti ­ mais elle devrait en récupérer une part non négligeable.
La présidente de la région Poitou-Charentes peut compter aussi sur l'électorat d'extrême gauche, viscéralement anti-sarkozyste à défaut d'être profondément royaliste : ses représentants ont appelé hier à barrer la route au candidat UMP.
Elle devrait enfin bénéficier du caractère de référendum «Tout sauf Sarkozy» que ne manquera pas de prendre la campagne qui commence aujourd'hui, pour un peu moins de deux semaines.

A lire avant le deuxième tour

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Dimanche 22 Avril 2007
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20.04.2007

L'institut 3C Etudes donne Ségolène Royal en tête au premier tour

NOUVELOBS.COM | 20.04.2007 | 20:11

Le sondage crédite la candidate PS de 25% des intentions de vote. Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen seraient au coude-à-coude avec un score situé entre 17 et 20%.

 

Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal


L'institut tunisien 3C Etudes publie sur son site les résultats bruts d'une enquête d'opinion sur les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle française. L'enquête, réalisée par téléphone, est "glissante" (l'échantillon interrogé est renouvelé au fil du temps), et les résultats réactualisés toutes les heures, précise 3C Etudes, qui se dit spécialisé dans les "études marketing et d'opinion" pour le marché français. On y découvre ce que l'on ne voit jamais : des données non corrigées, avant les redressements que les instituts appliquent pour affiner leur estimation.
A 18 h 23, vendredi, Ségolène Royal est créditée de 32 % d'intentions de vote "en première intention", Nicolas Sarkozy de 29 %, François Bayrou de 19 % et Jean-Marie Le Pen de 5 %, autant qu'Olivier Besancenot. Tous les autres candidats sont crédités de moins de 2,5 % d'intentions de vote.

Des chiffres très différents de ceux publiés par les instituts habituels, qui donnent environ trois fois plus d'intentions de vote au candidat du FN et un score inférieur de plusieurs points pour Mme Royal. On apprend aussi que, dans l'enquête de 3C Etudes, 54 % des personnes interrogées ne donnent pas de réponse spontanée. 62 % d'entre elles répondent quand on leur redemande de se déterminer.

"Certaines personnes préférant taire leurs choix, ces résultats doivent faire l'objet de redressements pour pouvoir approcher la réalité. Ces redressements étant une 'science' peu scientifique, sur laquelle tous les spécialistes se sont trompés, nous préférons donner le bruts de sondages, et laisser les Françaises et les Français les interpréter", annonce 3C Etudes sur son site.

UNE "ENQUÊTE",  PAS UN "SONDAGE"

Mais il y a une réserve, de taille : il ne s'agit que d'une "enquête" et non pas d'un "sondage", au regard de la loi, précise le secrétaire général de la commission nationale des sondages, Matthias Guyomar, qui a étudié le cas vendredi. "A l'heure où je vous parle, cette enquête ne présente pas les garanties nécessaires de réprésentativité des personnes interrogées", précise-t-il. Les résultats de 3C Etudes ne sont donc pas significatifs. M. Guyomar ne cite qu'un précédent : l'association "Picado" a publié il y a quelques jours des données brutes mais il s'agissait là aussi d'une simple "enquête".

Sur son site, l'institut Etudes 3C effectue la mise en garde : "3C Etudes attire l'attention des 'lecteurs' également, que tant que l'échantillon final n'aura pas été atteint, les résultats restent partiels, et ne peuvent pas être considérés comme représentatifs de la population française (France métropolitaine)."

Les résultats finaux devaient être publiés à 21 heures vendredi, selon nouvelobs.com, qui a contacté Hichem Guerfali, le directeur général de 3C Etudes. Selon ses estimations, Ségolène Royal devrait réaliser un score autour de 25 %. Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen obtiennent chacun entre 17 et 20 % des intentions de vote.

http://www.3cetudes.fr/070420%202400%20Suivi%20Elec...

- Enquête 3C Etudes en cours de réalisation par téléphone auprès d'un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française de France métropolitaine âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, PCS, région). Dates de passation : 18, 19 et 20 avril 2007.

20/04 : Dernier Sondage Autorisé; Le danger Le Pen existe, il passe devant François Bayrou

Jean-Marie Le Pen devancerait François Bayou au premier tour de la présidentielle en intentions de vote alors que l'écart entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne serait que d'un point, selon un sondage CSA pour le site internet du Parisien diffusé à quelques heures de la prise d'effet de l'interdiction de publication de sondages avant le premier tour du scrutin.

La candidate du Parti socialiste recueillerait 25,5% des intentions de vote au premier tour contre 26,5% à Nicolas SarkozyFront National est crédité de 16,5% des intentions de vote devant le dirigeant centriste à 16%. tandis que le dirigeant du

Quelque 19% des personnes interrogées prévoient de s'abstenir et de voter blanc ou nul.

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Le président de l'UMP et la candidate socialiste feraient jeu égal au deuxième tour, selon ce sondage pour lequel 21% des personnes interrogées se déclarent prêtes à s'abstenir ou à voter blanc ou nul au deuxième tour.

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Cette enquête a été réalisée vendredi auprès de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus.

La Commission des sondages et la Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l'élection présidentielle ont rappelé mercredi dans un communiqué commun qu'aux termes de la loi du 19 juillet 1977 sur les sondages d'opinion, modifiée par celle du 19 février 2002, la diffusion par quelques moyen que ce soit de sondages sorties des urnes ou d'intention de vote est interdite du vendredi 20 avril minuit au dimanche 22 avril à 20 heures.

19.04.2007

Vers un duel Sarkozy-Royal, mais un électeur sur trois encore indécis

PARIS (AFP) - A trois jours du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal semblent les mieux placés pour arriver en tête mais François Bayrou n'est pas irrémédiablement distancé, dans une compétition où un tiers des électeurs sont encore indécis ou hésitants, selon les sondeurs.

La qualification pour le second tour de Jean-Marie Le Pen leur paraît peu probable. M. SarkozyBayrou est crédité de 18,5% à 20% par cinq instituts et de 15% par BVA. M. Le Pen oscille entre 12,5% (IFOP) et 16% (CSA), contre 14% environ à même époque en 2002.
 
De l'avis de tous les instituts, l'électorat Bayrou, fait de sympathisants de gauche et de droite, est la clé du scrutin, car c'est là qu'on y trouve, et de loin, le plus grand nombre d'indécis. Si la cristallisation des choix "se fait de façon patente ou assez nette" en faveur de M. Sarkozy et de Mme Royal, soulignent LH2 et l'IFOP, les électeurs affirmant aujourd'hui être sûrs de voter pour M. Bayrou dimanche sont beaucoup moins nombreux.
 
Sur 100 électeurs du candidat UDF, 39 seulement se disent sûrs de leur choix, 19 hésitent avec un vote Royal et 16 avec un vote Sarkozy, M. Bayrou n'ayant "toujours pas réussi à consolider sa base électorale", souligne Frédéric Dabi (IFOP). 11% hésitent même avec l'extrême gauche.
 
"En volume et en taux d'incertitude, l'électorat Bayrou Les électeurs Royal se disent beaucoup plus sûrs de leur choix (71%, selon l'IFOP), ainsi que ceux de M. Sarkozy (69%). "Au moment où les choix doivent se cristalliser, c'est plutôt l'indécision qui se cristallise", affirme M. Rivière. "La grande difficulté, c'est qu'un nombre élevé de gens nous disent ne pas avoir choisi". "Il y a une hésitation au centre de l'offre", précise M. Rivière. Selon lui, "il y a une demande de changement, une aspiration à du nouveau, à ce qu'on soigne la France, qu'on la fasse avancer: le problème c'est qu'il y a trois offres qui prétendent faire çà".
 
Je suis quasiment certain que M. Le Pen ne sera pas présent au second tour. Je pense que M. Sarkozy y sera", affirme Jean-François Doridot (IPSOS). Sans "forcément être en tête" dimanche soir, selon M. Rivière. MM. Doridot et Rivière donnent le classement suivant: Sarkozy 1 ou 2, Royal 1, 2 ou 3, Bayrou 2, 3 ou 4, Le Pen 3 ou 4.
 
Bayrou termine troisième", avance prudemment M. Doridot. "Chacun des numéros 2, 3 et 4 peut encore prétendre ravir la place de celui qui le précède", ajoute M. Rivière. "Le scénario le plus probable, c'est quand même Sarkozy-Royal".
 
"Mme Royal peut fédérer une large part de l'électorat Bayrou", souligne François Miquet-Marty (LH2), pour qui "l'idée d'une défaite de Mme Royal au second tour n'est pas assurée". est crédité de 27% à 30% d'intentions de vote et Mme Royal de 22,5% à 26%. M. est le plus flottant", affirme aussi Emmanuel Rivière (Sofres). avait réussi avec le Parti communiste, à savoir capter une part non négligeable d'électeurs de "Le plus probable pour l'instant, c'est que M. Dimanche soir commencera une tout autre campagne, selon tous, avec un second tour qui s'annonce serré (50-50 CSA, 51-49 Sofres et LH2, 53-47 IFOP, BVA et IPSOS).

Sarkozy et Royal à égalité au second tour

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont donnés à égalité des intentions de vote pour le deuxième tour de la présidentielle par un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France et I-télévision rendu public jeudi.

La précédente enquête CSA donnait le même rapport de forces.

Au premier tour, Nicolas Sarkozy reste stable, en première position, avec 27% des intentions de vote, mais Ségolène progresse d'un point à 26%.

Donné à 17%, François Bayrou perd deux points tandis que le président du Front national Jean-Marie Le Pen gagne 0,5 point à 16%.

A gauche, Olivier Besancenot (LCR) gagne un point à 5% et conforte sa position en tête des "petits" candidats, devant l'altermondialiste José Bové qui progresse de 1,5 point à 3%, et la communiste Marie-George Buffet en baisse à 1,5%. Dominique Voynet (Verts) recule de 0,5 point à 1,5% et Arlette Laguiller (LO) est stable à 1%.

A droite, Philippe de Villiers perd 0,5 point avec 1%, de même que Frédéric Nihous, candidat de la ruralité, crédité lui aussi de 1%.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 18 et 19 avril auprès d'un échantillon de 1002 personnes inscrites sur les listes électorales.